D’un blog à l’autre

Parler de soi est un exercice périlleux.
Mais c’est avec plaisir que j’ai répondu aux questions de Léa Drouelle, journaliste.
Vous pouvez retrouver son article publié sur le blog d’Avenue des Vins.
Faire un bon vin ou une bonne photo ce n’est pas seulement maitriser des procédés techniques. C’est mettre en jeu la sensibilité de chacun. En cela on s’approche d’une démarche que l’on pourrait qualifier d’artistique.

Quelques temps auparavant, j’avais été sollicité par André Deyrieux, créateur et animateur du blog Winetourisminfrance.com qui, comme son nom l’indique, est un portail de l’œnotourisme.
Depuis 3 ans il publie chaque été un article intitulé « Grands zooms pour grains fins » qui présente des photographes travaillant dans le monde viti-vinicole.
J’en profite pour le remercier pour cette initiative. Car, si les photographes aiment travailler dans l’ombre, et pour la plupart d’entre eux rester discrets, nous avons vraiment besoin de valoriser nos images.
Je suis souvent réticent quand il s’agit d’œnotourisme. C’est sans doute le mot lui même qui me déplait. L’idée d’ouvrir les portes des caves au grand public est excellente. La rencontre avec le vigneron est une de mes motivations dans mon travail de photographe. Associer le jazz et le vin, ou la sculpture et le vin, bref faire se rencontrer deux univers sensibles, provoque à coup sur des moments forts de convivialité et de partage. Ce qui me gène c’est la banalisation que pourrait entrainer le processus touristique. Découvrir l’univers du vin doit être une démarche individuelle, doit répondre à une envie, à une curiosité pour les gens, les métiers, les savoirs faire, les traditions, les expérimentations, les gouts, etc.


dégustation avec Hervé Levano, domaine de la Casablanca. Collioures, Pyrénées Orientales


Il faudrait juste susciter ce désir, cette envie de découverte, et ne pas proposer des formules trop standardisée comme l’industrie du tourisme le fait aux 4 coins de la planète.Oui à l’œnotourisme préservant et valorisant les particularités, les différences, de chacun, de chaque domaine, de chaque vin.Donc si vous voulez savoir pourquoi je photographie le monde du vin, et découvrir également pourquoi d’autres photographes font de même, c’est par ici.

Je vais juste rajouter une autre raison: comme le vin pour le vigneron, photographier cet univers c’est aussi un moyen de gagner ma vie.

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